Algeria: FRENCH RAPPER, «My identity comes through my clips»

LExpressiondz.com  28.06.2016

 

In an interview with the rapper Samir Djoghlal aka L’Algerino, the journalist makes a mention in passing of the Well Sound by Djezzy program, when asking the rapper of his ranking.

 

L’Algerino, de son vrai nom Samir Djoghlal, est ne a Marseille. Il est decouvert tot par Akhenaton. Il fait vite le buzz avec ses morceaux ou le son du bled est facilement discernable et mixe au rap. Apres le vendredi, il a remis ca, dimanche dernier ou il est venu se produire a nouveau, a Alger, apres la forte demande du public, compose majoritairement de jeunes garcons et filles, qui, le temps d’une soiree bien enflammee se sont senti vraiment «les princes de la ville». Le jeune rappeur au regard d’azur a interprete ses plus beaux titres des plus entrainants notamment Diggy Style, Banderas, Hasni, Dana, Jugni Ji, Bawa, et plus de deux fois son celebre tube le Prince de la ville sous un chapiteau plein a craquer et pret a ceder face a la temperature des plus chaudes qui regnait a tel point que l’humidite coulait du toit. Mais n’en deplaise aux jeunes qui eux, se sont eclate comme des fous, dans ce pays, ou il ne vous reste au final qu’a se demander: «Alors on danse?». La roubla etait garantie! Retour avec l’artiste sur ses envies et ses coups de coeur, dans cette interview… L’Expression: Vous vous etes encore produit cette annee, dans le cadre du Well Sound by Djezzy au chapiteau du Hilton. Ca fait quoi de revenir a chaque fois ici? L’Algerino: C’est toujours un plaisir. C’est devenu a la limite un rituel de venir a chaque mois de Ramadhan ici. C’est une date que j’attends tous les ans. Et chaque annee c’est de mieux en mieux. C’est une fierte de jouer a chaque fois en Algerie. Vos chansons sont un melting-pot de sons rap, rnb, fusion avec de la musique maghrebine chantee dans les deux langues arabe et francais, voire plus… Pourquoi cette soudaine couleur maghrebine? C’est pour moi une grande source d’inspiration. Des choses dans la musique algerienne surtout. Il y a une vraie folie dans cette musique qui releve du genie. Je ne suis pas insensible a ca, en plus ce sont mes racines. J’en ai ecoute depuis que je suis petit. De plus j’ecoute beaucoup de rai. Apres il y a des sonorites qui me derangent car je trouve parfois que c’est mal mixe. Mais toujours dans les melodies il se passe vraiment quelque chose de genial. Donc je m’inspire beaucoup et je suis a l’aise dans ce style-la. Vous etes de Marseille, decouvert par Akhenaton, mais pourquoi vous n’etes pas reste dans le style rap pur? Mais je fais du rap, pour ceux qui me connaissent vraiment il savent que j’ai commence a faire du rap pur et dur avec des textes bien profonds, apres on evolue avec son temps et c’est devenu de plus en plus melodieux. Si on plonge dans mes albums, on decouvrira qu’il y a de tout. C’est vrai que mes singles que je propose sont plus festifs, estivaux, mais il y a toujours ce petit engagement dans mes textes. Deja le fait de s’appeler L’Algerino en France c’est un grand engagement je trouve. Un mot sur le morceau Bawa? Bawa je l’ai tourne chez moi a Khenchela. Dans mon village. C’etait un retour aux sources dans les terres de mes parents, de mon grand-pere. On peut apercevoir la maison de mon pere, pour moi c’est un des plus beaux titres que j’ai pu faire dans ma vie, vraiment il est charge en emotion. On l’a bien soigne. J’ai ramene une equipe technique de France pour m’assurer une qualite d’image qui me plaisait beaucoup. Et on a tourne dans mon village. C’est un hymne aussi a la berberite de l’Algerie. Effectivement, vos clips sont toujours bien soignes, travailles… l’Algerino fait aussi attention a son image, son apparence, se cree un personnage… Il y a eu effectivement deux periodes dans ma carriere. Une periode ou je me suis concentre uniquement sur ma musique et avec l’ere d’Internet, on est oblige de s’interesser aussi a l’image, donc j’ai commence vraiment a travailler sur mes clips, les scenariser. Je les realise et ecris moi -meme. Je me regale. Peut-etre que plus tard, j’ecrirai des scenarios de films. L’image est devenue importante mais quand meme l’essentiel ca reste la musique. Quand je fais un titre, il faut d’abord qu’il parle aux gens et apres je me dis: la il faut le cliper. Apres ca m’arrive de prendre des risques. Comme pour le clip que j’ai tourne a Khenchela, c’est un titre engage mais pas forcement accessible a tous les publics, mais j’ai voulu ramener cette espece de fantasia dans ce clip ou ca tire dans tous les sens. Ca a pese. Les gens ont bien aime; j’aime me prendre la tete pour faire un clip, mais pas jusqu’a en faire un souci. Mais c’est devenu important de faire de bons clips. Surtout que je ne fais pas beaucoup d’interviews. J’ai envie que les gens connaissent ma personnalite a travers mes clips. Je fonctionne vraiment au feeling, comme quand je rentre en studio, je ne sais pas ou je vais. Je n’ai pas de direction artistique precise. Dans les clips c’est pareil. Comme dans Banderas, c’est un morceau un peu latino, malgre que ca reste du rai. J’ai commence a ecrire le scenario, et puis il y eut cette reference aux transporteurs. Au debut ce n’etait pas prevu, mais apres, on s’est casse la tete. Apres avoir rencontre quelqu’un. Le plus important aussi c’est de prendre du plaisir avant tout. Il faut vraiment que je m’amuse sans pression. Je ne sortirai jamais un titre qui ne me plait pas ou juste pour le faire sortir.

 

http://www.lexpressiondz.com/culture/244596-mon-identite-se-decline-a-travers-mes-clips.html

 

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